Et si le cerveau était programmé pour la résilience (mais qu’on avait oublié où était le bouton) ?

La vie ne fait pas toujours de cadeaux.
Mais le cerveau, lui, est équipé pour se relever.
Et bonne nouvelle : il n’est jamais “trop tard” pour aller mieux, changer de regard, ou même… retomber amoureux de la vie.

Voici ce que la science en dit, et comment en faire bon usage (même quand on n’a pas dormi depuis 3 nuits et qu’on mange des chips au petit-déj — on ne juge pas).


Le cerveau adore les nouveautés… même émotionnelles

La neuroplasticité (prix Nobel de bon sens 2022 🧠) désigne la capacité du cerveau à créer de nouvelles connexions, à tout âge.
Autrement dit : tu n’es pas condamné à répéter les mêmes schémas. Même si tu as été blessé·e. Même si tu as échoué. Même si tu as connu l’injustice.

🧠 Une rencontre peut tout changer.
🧠 Un nouveau cadre de pensée peut reformater des années de doutes.
🧠 Un lien positif peut renforcer ton système nerveux, ta confiance, ton immunité.


Pourquoi on dit parfois non… à ce qui pourrait nous faire du bien

Notre cerveau adore ce qu’il connaît. Même si c’est nul.
C’est le biais de négativité et le biais de cohérence interne : on préfère avoir raison (“je suis cassé·e, donc j’attire les échecs”) que d’avoir tort… et risquer de croire à nouveau.

Mais…
🧠 On peut déprogrammer ça, tout doucement.
En pratiquant ce que la psychologie positive appelle : l’ouverture à l’expérience.
Il s’agit d’apprendre à dire :

“Et si ce n’était pas une menace ? Et si c’était une chance ?”


Ton cerveau envoie parfois de fausses alertes (genre… tout le temps)

Quand on a été blessé·e, le cerveau interprète les signaux neutres comme des menaces.
Un regard, un silence, une absence de message = “ça recommence”.
Mais ce n’est pas la réalité, c’est ton mémoire affective qui rejoue le film.
La solution ?
✅ Travailler ton système nerveux (respiration, ancrage, régulation)
✅ Créer des expériences correctrices : des moments où, enfin, on t’écoute, on te soutient, on ne t’abandonne pas.

Et là, magie : le cerveau encode du nouveau. Et guérit.
(Source : Peter Levine – Somatic Experiencing, Bessel van der Kolk – The Body Keeps the Score)


Et si le vrai courage, c’était de se laisser surprendre à nouveau ?

Psychologiquement, se relier aux autres, oser l’inconnu ou dire “oui” à une opportunité est un acte de régénération.
Tu ne perds pas ton temps. Tu construis des réseaux neuronaux orientés vers la confiance, la gratitude, la sécurité intérieure.

Et même si tu as peur… ça vaut le coup.

« Ce n’est pas le hasard qui change une vie,
c’est le courage de lui dire oui quand elle revient frapper doucement. »

Julie Eldert


Et si tu te donnais enfin la permission d’être heureux·se ?

La vie n’est pas une course à la performance.
C’est un chemin imparfait, parfois cabossé, mais plein de recommencements possibles.

Tu n’as pas besoin d’avoir “tout réglé” pour avancer.
Tu n’as pas besoin d’être parfait·e pour être aimé·e.
Tu n’as pas besoin de mériter ta place : tu l’as déjà.


Voici quelques clés douces pour recommencer à vivre… vraiment :

🔹 Accepte que tu ne contrôles pas tout.
C’est dans l’imprévu que naissent les plus belles surprises. Le contrôle rassure, mais il fige. La vie, elle, est mouvement.

🔹 Entoure-toi de ceux qui nourrissent ton cœur, pas ton doute.
Ceux qui te respectent, t’élèvent, te voient vraiment. Ceux-là te rappellent qui tu es quand tu l’oublies.

🔹 Fais la paix avec ce que tu ne peux plus changer.
Ton passé ne te définit pas. C’est ce que tu choisis maintenant qui dessine la suite.

🔹 Laisse venir ce qui veut venir.
L’amour. L’espoir. Le lien. Même si ça fait peur.
Même si tu n’y croyais plus.

🔹 Célèbre chaque pas, même minuscule.
Il n’y a pas de “petit progrès” quand on revient de loin. Chaque sourire, chaque respiration compte.


En conclusion : ton cerveau n’est pas ton ennemi. Il attend ton feu vert.

Le bonheur n’est pas une montagne à gravir.
C’est parfois une main tendue, un hasard bienveillant, ou une nouvelle connexion qui reprogramme ton monde intérieur.
La vraie question, c’est :

“Es-tu prête à dire oui, même si ça semble trop beau pour être vrai ?”

Parce que parfois… ce n’est pas trop beau.
C’est juste enfin ce que tu mérites.

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